mercredi 9 décembre 2009

Les droits d'un homme


Ici la traduction d'un poème de Neo-Orkuteiro, Rights, publié en Me and my english.
"En français aussi, pourquoi pas?" c'est ce que je me suis demandé au moment de me décider pour la traduction.
Et pour une autre raison, plus profonde et indisible: ce texte parle beaucoup de moi-même.
De nous tous, peut-être.


Droits

De quel droit j’ai volé si haut 

Et me suis caché dans mon déguisement transparent ?

De quel droit j’ai cru en autant de mensonges 

Et n’ai pas fais attention aux mots sages ?


De quel droit j’ai plongé si profondement

en moi-même, par amusement, par caprice ?

J'ai perturbé un essaim endormi,

et j'ai encore des aiguillons plein la peau.


L'heure est venue pour moi de savoir

combien je me suis trompé, trompé, trompé !

Mon coeur idiot, si faible, si vil,

comment a-t-il pu aimer autant, si fort?

jeudi 29 octobre 2009

Mes dictionnaires ici aussi, pourquoi pas?

Une adresse qui ceux qui ont n’importe quel rapport avec la langue française font du bien de connaitre est
http://francois.gannaz.free.fr/Littre/accueil
Rien de moins. Le Littré. Quel grand dictionnaire!

Cette vieille merveille lexicographique a déjà fourni de nombreux services importants à plusieurs générations d'utilisateurs, mais même tout ce temps écoulé depuis sa première edition n a pas fait d’elle une simple curiosité historique sans aucune utilité supplémentaire. Le Littré a servi (et comment!) pour qu’on y apprenne des choses tout à fait valables sur le bon usage des mots et expressions en langue française. On le consulte encore avec confiance pour des définitions des mots, surtout les plus importants.

Le dictionnaire original présenté ici se trouve déjà longtemps dans le domaine public, donc il n’est pas mis à jour. Mais il est encore véritablement bon d’en connaître et d’en utiliser pour le moment. Même en tant que modèle ou exemple. Cette version souffre, bien sûr, comme en fait la quasi-totalité de ce qui est disponible sous forme virtuelle, de la présence indésirable de fautes de frappe, d'une fréquence beaucoup plus importante que l'œuvre imprimée. Il est à noter un avertissement à cet effet dans la présentation de la version virtuelle. Mais rien qui ne risque de compromettre gravement son contenu incroyablement riche.

Pour ne donner qu'un exemple, au début de l'entrée exocet, nous lisons ce qui suit, sic:

"Genre de poissons malacoptérygiens abdominaux, pourvus. de grandes nageoires pectorales qui leur permettent de ... " Le point après ‘pourvus’ est clairement intrusive, mais au moins le mot suivant est en minuscules, comme si ce point n’était même pas là. Le diable est qu’il y est, merde!

Pressés en dactylographiant et sommeillés ensuite, bien sûr, mais au moins dans ce cas, sans quelque domage au consultant en dehors, il est vrai, de la laideur. Et dans un travail avec tant de mérites! Que faire?

La précision dans le choix des mots et des exemples, la clarté, la concision et l'objectivité dans la définition, les critères rigoureux de soumission, bref de toutes les façons, le Littré surmonte bon nombre des dictionnaires d’aujourd’hui.

Après le titre, pour chaque entrée, il y a toujours une classification grammaticale du mot, presque toujours suivie de quelques informations succintes mais combien pertinentes quant à son utilisation en tant que mot, qui peuvent bien être quelques détails sur la prononciation (à l'époque de l'auteur, l'alphabet de l'Association phonétique internationale était loin d'être inventé, mais la figuration de la prononciation qu’il utilise est très bonne, et effectivement guide l'enquêteur où il se fait nécessaire), ou sur la flexion du mot, ou quelconque information de cette nature que le terme français demande. Nous pouvons donner en toute sécurité la règle la plus générale à tous les cas où aucune de ces informations sont présentes. Raffinement comme celui-ci, seulement les excellents dictionnaires peuvent offrir.

Les définitions sont d’habitude très précises. Appliqué la règle pratique de la substitution, nous constatons qu’elles fonctionnent toujours, une beauté. Dans tous les acceptions enregistrées, l'exemplification est abondante de son bon usage, extraite à l'ensemble des oeuvres des auteurs les plus consacrés.

A la fin, une section étymologique. Il en coûte avoir de la bonne volonté là, une fois qu’avec ce qui était connu en temps de Littré, il a vraiment fait ce qu'il était possible, avec d’indiscutables compétence, sens du sérieux et responsabilité. Même où il se trompe, il souleve de toujours très bien-fondées hypothèses en fonction de ce qu'il dispposait. Sur les étymologies, par conséquent, c'est toujours mieux de les vérifier dans les meilleures sources actuelles, pourtant cet ouvrage fournit également des services parce que beaucoup de ce qu’il y régistre n'a jamais été contesté.

Le Littré n'est pas, bien sûr, un travail définitif pour les étymologies. Il a déjà reçu plusieurs révisions à la lumière de nouvelles études. Ce fait, incidemment, s'applique également à tous les dictionnaires suivants.

Obsolescence comme ouvrage de référence n'est qu'une question de temps pour n'importe quel dictionnaire. Quand l’ inévitable obsolescence arrive aux meilleurs dictionnaires en cours, le Littré existera encore au moins comme une référence respectée.

Seulement à titre de comparaison, aujourd'hui, il y a ceux qui suivent encore, ceux qui écoutent l'œuvre de compositeurs tels que Bach, Beethoven, Mozart et quelques autres bien comme ceux qui cherchent à les étudier en se penchant sur eux pendant des années, des décennies, nest-ce pas? Pour tout ce que ces œuvres représentent et sont, on ne peut qu'espérer que ses amants continuent toujours d'exister.

Ce que ces œuvres sont pour la musique, correspond à ce que le Littré est pour la lexicographie, sans hyperbole.

mardi 25 août 2009

patrimoine humain

des maisons de toutes les couleurs
comme la vie pleine de toutes les couleurs
avec des miroirs d’or et d’argent
où se reflètent les souvenirs des villes
et des rues qui n’ont pas encore vécues

de ces villes et de ces rues
(comme on en rève parfois)
sorties d’une histoire calme
de mots d’espoir
ou d’un sourire sur un visage inconnu

quelques fois avec un peu de tristesse
un jour de pluie où les immeubles de la grande ville
se reflètent dans de larges flaques d’eau sur le bitume...

mais quelque part,
un homme chante.

vendredi 10 juillet 2009

la scène qui change...


la scène change
je me transforme

la scène change
je me tais pas

la scène change
ainsi que tout en moi

du lit à la scène
allégresse et arlequin

qu'est-ce un tel silence
qui parle autant?

sans rien dire, j'exprime
un amour sans fin

samedi 4 juillet 2009

Scène muette

Matinée
avec toi
tu travailles

je me tais
comme il faut
scène muette

Tout autour, magazines
poussière, souvenirs
de jeunesse

les haillons enragés
la sottise et l'ivresse
le bonheur - rien que sexe
et vouloir

le café avec sucre
et le pain avec beurre
un temps avec des heures
au foyer

un avenir à décades
une santé malade
sans connaître que jours
sans savoir

Quelques pages rêveuses
je feuillete et tu parles
sur quelque chose. Il est l'heure!
je m'en vais

mercredi 17 juin 2009

chez nous, c'est comme ça:



nous sommes heureux de recevoir des ami(e)s
de chanter, de lire et d'écrire
ah! bien sûr, il y a plein d'autres choses aussi...
un café chaud, une tasse de bon rouge
le tout, en bonne compagnie
"plus on est de fous, plus on rigole", disent les français
donc, on vous attend
à très bientôt

piccola

* la belle image est un tableau d'Henri Rousseau, dit 'le Douanier'

lundi 15 juin 2009

Et Maintenant... Chez Nous

Bonnes nouvelles pour mes lecteurs francophones!

Piccola, ma Petite, meine gelibte Kleine, participe maintenant plus activement de "En français aussi". Sa participation ne se limite plus à la lecture préalable de mes paresseux écrits en français, que de cette façon sont assez bénéficiés avant même de sortir ici, par exemple.

Elle partage de son expérience avec la langue française, expérience de laquelle je profite beaucoup moi-même. Nous nous parlons et nous écrivons très souvent en français, et faisons quelques lectures ensemble.

Jouir d'une expérience communicative comme la nôtre, avec tant d'options de langue et tant de variété de sujets, ah, c'est véritablement jouir!

Ma gratitude à Piccola, pour avoir accepté mon invitation. Mes félicitations aux lecteurs, qui désormais auront une raison davantage pour lire "En français aussi. Pourquoi pas?" Pourquoi pas?

Neo-Orkuteiro

jeudi 23 avril 2009

Avec aide

Maintenant je me sers de la nouvelle amitié avec une francophone qui me permet de pratiquer mon pauvre français oral et plus encore...

Elle me lit et me fais des judicieuses observations que sans doute finissent par enrichir beaucoup mes écrits en français.

Sa biographie est trop interessante. Elle est architecte, deux enfants, a quelques idées politiques (que je ne comprends qu'à moitié) et parle un français surtout joli, maintenant à mon service, grâce à Dieu.

Copine qui suit très bien mes folies intellectuelles, nous partageons déjà beaucoup. Je ne suis pas tout seul avec une langue avec laquelle je ne savais point que faire.

Je viens de connaître son ex-mari, père de ses deux enfants, lui aussi mon nouveau ami (je crois, au moins). Il est français.

Aujourd'hui nous avons envoyé des messages de remerciement par e-mail à ma soeur, qui nous a présenté. Insolitement, mon message écrit de sa boîte d'email, son message da la mienne.

mardi 10 mars 2009

Ma traduction d'un écrit de mon frère

Écrire est toujours um grand défi.

On observe que nous trouvons tous quelques difficultés quand nous voulons manifester par écrit ce que nous pensons.

De temps en temps, ces difficultés nous enveloppent avec une plus forte expressivité.

On sent bien l’existence de situations embarrassantes quand, par exemple, on essaye de se souvenir du mot ou expression indispensable dans certaines ocasions.

Cette sorte de chose nous tourmente l’esprit.

Il-y-a une bataille constante en quête des mots ou expressions les plus adéquats.

Celui qui se donne le travail d’écrire aperçoit, avec ou sans conscience, les effets naturels de ce phénomène.

Il est comme celui qui s’enharde de pénetrer une forêt merveilleuse, infinie et pleine de dangers.

Donc, les charmes que la magie de cette nature offre attirent chaque fois plus.

Peu à peu, surgissent les premières surprises.

On observe minutieusement une harmonie frappante entre le merveilleux gazouiller des oiseaux et l’asperité chouchoutante des chutes d’eau.

Les papillons, avec leur joyeux et exuberant bariolé, vivifient et font disparaître la monotonie visuelle du vert sans fin du bois.

Elles connaissent au fond la beauté qu’il-y-a dans la loi de toute la garrigue.

L’échange merveilleux et trop équilibré des bénéfices entre les royaumes animal, vegetal et mineral.

On sent donc un désir implacable de poursuivre la promenade.

Tout fait du bien aux cinq sens:

- c’est la cantilène des oiseaux, qui nous fait du bien à l’audition;

- c’est la flore, pleine d’arbres branchus, lesquels ne laissent presque pas les rayons du soleil toucher le sol couvert de gazon, que nous fait cadeau à la vision;

- c’est le parfum hallucinant qu’émane de toute la flore, que nous enorgueille l’odorat;

- c’est le contact direct et salutaire avec l’éau cristaline du riveraine, que nous estimule le toucher;

- c’est le fruit mûr, cueilli et consommé beaucoup plus par derision ou plaisir que pour necessité, que nous aiguise le gout.

Et l’individu finit par se perdre dans ce monde sans fin de choses si merveilleuses.

Voilà ce qu’arrive à qui ne resiste pas la temptation de satisfaire le désir d’écrire tout ce que l’émotion lui demande.

Echantillon

Savoir français, à quoi sert-il?
Chez moi, ce n'est que ridicule

Pourtant, j'en sais, j'en parle, j'en lis
j'écris, quand j'ai de quoi écrire

À qui parler? Parler sur quoi?
Cible fier, fou, sans espoir

Savoir anglais, à quoi sert-il?
Chez moi, c'est chose toute inutile

Savoir latin, c'est lunatique
pas point, enfin, de but pratique

Et d'autres langues, avec des charmes
coûtant du sang, sueur et larmes

Faire mes lectures interminables
quelle tâche dure, c'est le diable!

J'aime la maudite art, la culture
et l'interdite littérature

La langue pure que j'aime tant
elle, bien sûr, ne sert à rien

Je parle au vent at aux parois
et, maintenant je parle à toi

À toi, qu'entends ce vieux chanteur
à toi, comprends, mon cher lecteur?

Toi, qui me prêtes ta tolérance
lorsque je mets mon ignorance

Dans ton assiette là, pour t'offrir
à bonne franquette de mon écrire

Écrire sans cible, autotélique,
inaccessible au grand public

Quelque étincelle d'une âme de pierre
dans une trop belle langue étrangère.